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Comment la danse et les fleurs de Bach se sont rencontréesJe n’ai jamais conçu une danse spécialement pour une Fleur de Bach. Les Fleurs et les Danses se sont à chaque fois rejointes dans des circonstances particulières. Ma première danse pour une Fleur de Bach fût Aspen (le Tremble). Je venais juste d’expérimenter ce remède pour la première fois, quand Hilda m’invita à danser à Tübingen, me priant d’amener la danse Marga que nous n’avions pas faite depuis si longtemps. Effectivement, elle sommeillait au fond d’un tiroir. Je l’ai donc ressortie et j’ai alors constaté qu’elle correspondait aux indications d’Aspen, comme si elle avait été créée à cette intention : tout ce que Bach avait écrit à propos de cette Fleur était exprimé dans cette danse.. De mes visites en Lettonie, j’ai souvent ramené des éléments simples de ces danses folkloriques, et par cette simplicité, les danses sont proches des Fleurs... Par exemple, l’été dernier à Riga, j’ai vu une très belle danse en cercle simple et légère. Après la démonstration du groupe, les spectateurs ont été invités à se joindre aux danseurs. Quand je l’ai présentée ici, tout le monde l’a appréciée mais personne n’a pensé à une Fleur de Bach. Un jour que je ne me sentais pas très bien, j’ai pris mes flacons et les ai testés avec mon pendule. Il a réagi très fort sur le Sweet Chestnut (châtaignier). J’étais très surprise car mon ressenti était différent, je n’éprouvais pas la nécessité de Sweet Chestnut, et au même instant, ce fût comme si un voile s’était déchiré et la vision de la danse me traversa l’esprit. A Weinfelden en Suisse, j’avais montré une danse lettone, sans aucune attente parti-culière. Et à la fin du stage, une femme vint vers moi et me dit: «A mon avis, cette danse est celle de Walnut (le noyer)» et c’était vrai, absolument exact, sans l’ombre d’un doute. Un jour, j’ai montré une danse que j’avais vue chez mes amis lettons Skandinieki. Dans mon pays, nous ne nommons pas toujours les danses, mais là, je m’attendais à ce que, dès que la musique s’arrêterait, on me demande : «quel est son nom?» Et je ne savais pas quoi répondre. Cela s’est produit souvent, car tout le monde aimait cette danse et nous la reprenions fréquemment. Et à chaque fois j’avais droit à cette pénible question.... Un jour, que j’en avais assez, je dis à une amie : «Si quelqu’un me pose encore cette question, je répondrai : «Plus ça dure, et plus j’aime». J’avais dit cela très fermement, et alors j’ai eu une intuition : cela ne correspond-il pas à une des Fleurs de Bach? Honeysuckle (le chèvrefeuille)? J’ai rapidement consulté mon livre pour retrouver les indications de cette fleur. Cela corres-pondait exactement à cette danse. A ce moment, je fus très heureuse d’avoir eu un témoin, quelqu’un qui pourrait confirmer que cela s’était passé exactement comme je l’ai écrit. Voici rapidement l’histoire suivante. Un hiver que j’étais malade, je me suis réveillée avec la musique de Skandinieki dans la tête et je l’ai imaginée dansée. Je me suis sentie tout de suite mieux et j’étais heureuse avec cette belle danse et toutes les variantes que cette danse m’offrait, pour ne pas dire : qui s’imposaient d’elles-même... Qu’est-ce que je voulais de plus? Je n’avais plus à attendre que de la danser avec un groupe. C’est alors que je reçus un brin de houx dans un petit colis de Marie-Luise Soltmann et j’ai réalisé que c’ était celle-là ma danse pour Holly (le houx). Marie-Luise aussi avait trouvé une chorégraphie pour cette plante, et cela vint me conforter dans l’idée du grand besoin que nous avons de cette Fleur de nos jours. Une deuxième danse des Fleurs de Bach me relie à Marie-Luise. J’attendais depuis longtemps, une danse pour Willow (le saule) mais aucune ne se présentait. Cela ne pouvait arriver puisqu’elle existait déjà : Comme j’ai pu le constater, il est absolument impossible qu’aucune autre danse exprime le message et le sens du Willow du Dr Bach aussi bien que la danse de Marie-Luise pour les Béatitudes. A ma grande joie, elle accepta immédiatement que nous prenions sa danse pour Willow, et même, elle composa un poème dans lequel elle mit en évidence le lien entre les Béatitudes et le message de Willow. Edward Bach qui était profondément chrétien en aurait certainement été très heureux . . . En Lettonie, on dit qu’il n’y a pas de formes et de pas qui n’aient déjà été dansés et que de nouvelles danses n’existent qu’à travers de nouvelles chorégraphies. C’est pourquoiil est fréquent ici, de créer de nouvelles danses à partir d’éléments existants. Je me sens très bien inspirée quand je conçois des danses pour les Fleurs de Bach à partir d’éléments de danses observés en Lettonie, et que j’associe ces éléments à une musique qui jaillit spontanément.... Nos artistes lettons disent qu’une création artistique est bonne quand elle est approuvée par les autochtones... C’est ainsi que je procède avec les danses. C’est seulement après qu’un certain nombre de groupes ait accepté une chorégraphie pour une fleur, que je l’adopte. Parmi toutes les danses, il en fut ainsi pour Agrimony (Aigremoine) et Water Violet (la violette d’eau)… J’avais rapporté des «Lives», (un ancien groupe ethnique letton en voie de dispari-tion), une danse d’une grande profondeur. Une fois de plus se posait le problème du nom. Aussi j’ai commencé à récolter différentes propositions. Pendant longtemps, elle s’appela «la danse aux noms multiples». Un jour, tous ces noms furent condensés en danse d’Olive (l’olivier). Voici comment Reinholda l’avait perçue à Augsburg, sans même savoir que la fleur de cet arbre avait été choisie par Edward Bach comme celle dont les vibrations nous aide quand nous sommes «vidés», au sens propre du mot, psychiquement et physiquement épuisés. Alors que je partageais cela avec Rainis et Helmi qui sont les fondateurs coeur et âme du groupe de musiciens Skandinieki, Rainis nous fit remarquer que n’ayant pas d’oliviers en Lettonie, il lui était difficile de percevoir en quoi cette fleur pouvait l’aider. Nous avons alors dansé une chanson qui parle de l’Energie que Dieu déploie pour offrir la fertilité aux champs de seigle et une bonne récolte. Et alors nous avons compris comment nous pouvions recourir à une autre image pour évoquer la force de l’Olivier. Revenons à Holly (le houx). J’avais apporté quelques Fleurs de Bach à mes amis lettons, et en guise d’introduction, je leur appris à utiliser le pendule. L’ anneau de Rainis se mit à tourner clairement et puissamment autour d’un flacon, alors nous avons regardé de quoi il s’agissait : Holly, la fleur dont la danse correspond à celle que je les avais vus danser dans «ma vision». Walburge Sprang, à Cologne, me confia un jour que le monde, dans des cas de besoin et de menace extrêmes, a souvent reçu de l’aide grâce à la force spirituelle de certains petits peuples. J’ai le même sentiment vis à vis des Fleurs de Bach. Il y a quelques années, elles n’étaient pas très connues, et maintenant, de plus en plus de personnes se tournent vers elles, vivent et «rechargent leurs batteries» grâce à elles. Aussi pour moi, ce n’est pas seulement un pur hasard si les danses et chants lettons et les Fleurs de Bach se sont rencontrés. J’ai déjà 23 danses pour les Fleurs de Bach et afin qu’on n’oublie pas leur histoire, je continuerai de noter leur évolution… Un jour, alors que je montrais la danse «La lune ronde», j’ai dû ajouter un nouvel élément parce que le groupe était important. Claudia dit alors qu’elle voyait là des aspects de Rock Water (l’eau de roche), et c’était tout à fait juste! Et Jürgen, à Lausanne proposa à son tour une nouvelle idée pour la fin de la danse. Il le fit en toute simplicité et chacun l’approuva parce que c’était très cohérent. J’avais ramené une très belle danse de Lettonie, «Mugurdancis»: la danse pour le dos. On peut effectivement y trouver beaucoup d’images susceptibles de renforcer le dos. J’envisageais de la transmettre et n’avais besoin d’aucune Fleur de Bach pour cela, quand, en allant chez Gudrun, j’ai trouvé une brindille de Mélèze et, pensant que ce n’était pas une simple coïncidence, je l’ai ramassée. Gudrun me raconta alors que Larch (le mélèze) est une Fleur fondamentale pour renforcer l’estime de soi. Et elle me montra le livre où elle avait trouvé cela. C’était effectivement décrit d’une façon très explicite, sans ambiguïté. |